29 avril 2015

36. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

36. DE LA PAIX À LA GUERRE…
CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

5 - 35. Le fou, le dictateur Sarkozy… Pas le moindre mot
pour les hommes, les femmes, les enfants
tué(e)s sous les bombes,
pour les handicapé(e)s à vie…

 

      Après plus de six mois de guerre contre les hommes, les femmes, les enfants de Libye, Nicolas Sarkozy ose mettre les pieds sur le sol libyen et prendre la parole à une tribune avec, à ses côtés, les traîtres, Moustapha Abdel Jalil, et un autre “libyen”, made in CIA, et David Cameron, et, derrière lui, les drapeaux français et européen. « Tripoli, Jeudi 15 septembre 2011 » : « Il faut que tous les dictateurs du monde comprennent que, dans le monde du XXIème siècle, il n’y aura pas un endroit où ils pourront s’assurer de leur impunité. L’impunité, c’est fini. Je vous remercie. » (La salle est comble. Pas un seul applaudissement.)
     
Mais… Qui est le dictateur ? Celui qui a mis fin, sans effusion de sang, avec des amis civils et militaires, à une monarchie collaboratrice des colonisateurs, qui a libéré son pays de l’occupation étrangère, qui a transmis le pouvoir politique et économique au peuple, le 2 mars 1977, et qui a fait, de son pays le plus pauvre de la planète, le plus riche d’Afrique ? Ou celui qui a les pleins pouvoirs, par la Constitution de 1958, et qui peut décider tout seul de faire la guerre : de détruire un pays qui, non seulement n’a pas attaqué la France mais n'a jamais eu la moindre intention de le faire, de massacrer un peuple souverain, de retirer à ce peuple le pouvoir pour le livrer à une bande de criminels et d’incapables, de destituer un Guide révolutionnaire, et de le mettre à mort par personnes interposées ? Celui qui était soutenu par le peuple libyen ? Ou celui qui a manœuvré, pour des raisons dont certaines sont personnelles, contre le peuple libyen souverain et contre le peuple français qui n’est pas souverain puisqu’il n’a pas eu le moindre mot à dire tandis que la guerre s’est faite… en son nom ?
     
     
Nicolas Sarkozy se retrouve avec David Cameron, Moustapha Abdel Jalil ; BHL vient se montrer au premier rang entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.
     
Voix off : « Dans l’euphorie de sa victoire, il a presque les mêmes mots que pendant sa campagne de 2007. Comme si, de cette manière, il voulait effacer les cinq années de sa relation avec le dictateur. Comme si, à quelques mois d’une autre campagne électorale, il venait conclure, ici, cette peu glorieuse histoire. Pourtant, alors qu’il repart, en Libye, la suite de l’histoire s’écrit déjà. L’opposition qu’il a soutenu [sic] échoue à gouverner : une guerre civile éclate, le pays implose, les islamistes s’implantent. La région est en proie au chaos. En provoquant la chute du dictateur, il a évité un massacre mais créé un monstre. » « Il a évité un massacre » : ceci n'est que le prétexte inventé par trois dirigeants voulant en finir avec la Libye révolutionnaire. Quant aux quelques dizaines d’opposants émigrés depuis plusieurs années aux États-Unis, en Arabie saoudite, en Grande-Bretagne, ils ne sont revenus en Libye que pour détruire leur pays natal qu’ils n’avaient pas contribué à développer et pour lequel ils n’avaient aucune perspective d’avenir. Prétendant éviter un massacre de - disons le nombre le plus important affiché dans les médias mainstream - 10.000 personnes, Nicolas Sarkozy est à l'origine d'un massacre de plus de 100.000 hommes, femmes, enfants… massacre qui se poursuit quatre années après la fin des bombardements occidentaux. En fait, le « monstre », c'est Nicolas Sarkozy lui-même.

Françoise Petitdemange