26 avril 2015

18. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

18.
DE LA PAIX À LA GUERRE...
CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

4 - 17. Après la secrétaire d’État, le ministre…

 

      Le député Arnaud Montebourg s’exprime à la tribune de l’Assemblée nationale, avec, derrière lui, François Hollande et Jean-Marc Ayrault, et, devant lui, des gradins plus qu’à moitié vides… Il apostrophe, dans cette Assemblée nationale quelque peu déserte, le ministre des Affaires étrangères et européennes : « Cette visite tourne à la farce tragi-comique. Que des relations diplomatiques normales soient établies avec la Libye, cela se conçoit. Mais que la France fasse le cadeau d’une réhabilitation à grands frais, c’est une maladresse qui nous coûtera. Monsieur le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, jusqu’où irez-vous dans la négation de vous-même ? » L’homme du perchoir : « La parole est à monsieur le ministre des Affaires étrangères et européennes. » Vue sur Rama Yade faisant la trogne. Voix off : « Jusqu’à présent, le chef de la diplomatie, caution humanitaire du président, s’était prudemment tenu à l’écart de la visite controversée. » Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, va lui répondre en faisant un virage à 180 degrés : « Vous avez cité un certain nombre des prises de position de monsieur Kadhafi, sachez que je les réprouve. Lorsqu’il a parlé des droits de l’homme, ici, c’est-à-dire des droits de l’homme dans notre pays, en Europe, c’était assez pitoyable. » Plus tard, l’homme-girouette, Bernard Kouchner, se sentira obligé d’en rajouter  : « Voilà, je dis : « C’est pitoyable ». Oui, c’est pitoyable. Voilà. C’est ce que je pense. Mais je n’avais pas changé lorsque Nicolas Sarkozy m’a proposé d’être ministre des Affaires étrangères, il savait très bien à qui il demandait. Je sentais bien que tout ça l’avait agacé et que, bien sûr… »

 

Françoise Petitdemange


 

20. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

20.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

4 - 19. L’UPM (Union Pour la Méditerranée), 13 juillet 2008 :
une règle du jeu modifiée

      Sommet de Paris pour la Méditerranée - 13 juillet 2008 : Nicolas Sarkozy apparaît entre Jean-David Lévitte, son conseiller diplomatique, et Bernard Kouchner. Les invités arrivent… Nicolas Sarkozy fait l’accolade à Hosni Moubarak.
     
Voix off : « L’année suivante, en juillet 2008, le président accueille à Paris le sommet fondateur de son Union Pour la Méditerranée devant une quarantaine de chefs d’États. »
     
Cependant, le projet de départ a complètement changé… Ce qui est passé sous silence dans le documentaire... Jean-David Lévitte (conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy) : « Le seul qui, heu… fidèle à sa, son imprévisibilité, heu… a décidé de déclarer forfait, c’est finalement Kadhafi. Et non seulement il a déclaré forfait, mais il a boudé en disant : « Ce n’est pas comme ça qu’il fallait le faire. ». » Pour « bâtir une Union méditerranéenne », il fallait s’en tenir aux pays méditerranéens. Il ne fallait pas, à la fois, obliger les pays du nord de l’Afrique à accepter, dans le groupe, tous les pays européens, y compris ceux qui, comme l’Allemagne, étaient loin de la Méditerranée, et rejeter du groupe, dans le même temps, les autres pays de l’Afrique qui n’avaient pas de côtes méditerranéennes ! Il ne fallait pas non plus forcer la main des Arabes en les obligeant à reconnaître l’État d’Israël au détriment de l'existence du peuple palestinien. Ce projet allait bientôt se présenter, aux regards des chefs d’États africains - et pas seulement au regard de Muammar Gaddhafi - comme une tentative, d’abord française, puis européenne, de court-circuiter le projet de l’UA (Union Africaine), de séparer les pays d’Afrique du Nord des autres pays africains, et de faire exploser les États-Unis d’Afrique en voie de création. Après l’échec de son projet d’« Union Pour la Méditerranée », Nicolas Sarkozy, au lieu de s'interroger sur cet échec, n’a cessé de ruminer sa colère et de fomenter des guerres civiles : en Côte d’Ivoire, en Tunisie, en Égypte, en Syrie, en Libye… Il a détruit ce pays, bombardé le peuple libyen, et semé la haine de l’Afrique du Nord à l’Afghanistan.
     
La diplomate libyenne, Zohra Mansour,  : « Ce qui a mené Muammar Gaddhafi à la rupture avec Sarkozy, c’est la quête de leadership de Sarkozy. Pour Muammar Gaddhafi, les pays africains sont au nombre de 54 : ils sont plus nombreux que les pays européens. »

      Vue sur une assemblée installée dans des fauteuils verts. Muammar Gaddhafi, toujours dans son habit traditionnel brun, avec sa chéchia noire sur la tête, est installé, lui aussi, dans un fauteuil vert, en face de l’assemblée, derrière une table basse sur laquelle se trouvent une demi-douzaine de micros, peut-être un magnétophone, et une boîte de mouchoirs. La rencontre a lieu dans la tente. Un Libyen de l’assemblée, en habit traditionnel et couvre-chef blancs, parle dans un micro, juste devant le premier rang. Pourquoi donc son intervention, n’est-elle pas traduite dans le documentaire ?…
     
Voix off : « Préférant rester maître sur son continent, le dictateur multiplie les déclarations hostiles à l’Union pour la Méditerranée. Fragilisée, dès ses débuts par l’absence de la Libye, cette Union ne verra jamais le jour. » L’« Union Pour la Méditerranée » aurait pu se faire sans la Libye, si les chefs des autres États africains n’avaient pas compris, eux aussi, que le Français Sarkozy et, d’une façon plus générale, les Européens avaient, entre-temps, modifié la règle du jeu à leur avantage exclusif.
     
« À Paris… » Voix off : « L’aventure libyenne est, pour le président, un échec cuisant. Elle a mis en lumière ses défauts, son exercice solitaire du pouvoir, un certain amateurisme. Cela explique, sans doute, qu’elle coïncide dans les sondages avec le début d’une impopularité durable. Dans les trois années suivantes, le président ne veut plus entendre parler du dictateur. Jusqu’à un certain jour de février 2011. »

 

Françoise Petitdemange


21. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

21.
DE LA PAIX À LA GUERRE…
CONTRE LE PEUPLE LIBYEN


5 - 20. De quoi se mêle le président français ?

 

      Le président Nicolas Sarkozy prend la parole face à une assemblée, avec, sur sa droite, le drapeau européen et le drapeau français : « Et qu’est-ce qui s’est passé au Moyen-Orient ? Une chose extraordinaire. C’est que les peuples arabes ont décidé, sans violence, de prendre leur destin en mains. Ces peuples aspirent à la démocratie, au progrès social, alors que, jusqu’à présent, on avait plutôt des régimes autoritaires, dont nous avions des rapports avec eux, parce qu’ils étaient laïcs et parce qu’il n’y avait pas d’autre solution d’alternative crédible. Aujourd’hui, il y a cette alternative. » La Constitution de 1958 étant une Constitution anti-démocratique par excellence qui donne un pouvoir exorbitant au président de la république, le peuple français devra prendre son destin en mains. Car, pour l’alternative, il a déjà donné. Il faut que ces hommes et ces femmes qui squattent les fonctions politiques et économiques, depuis des décennies, s’en aillent… En Libye, s’il y a une... alternative, elle ne peut venir que des opposants qui, depuis des décennies, tentent de reprendre le pouvoir des mains du peuple en menant des attentats, à main armée, et en semant la mort dans le peuple jamahiriyen avec, pour but, d'assassiner Muammar Gaddhafi.
     
Voix off : « Il se trouve en Turquie lorsqu’il réagit à une stupéfiante nouvelle. Début 2011, des révolutions ont balayé deux membres éminents de son UPM [Union Pour la Méditerranée] l’Égyptien Moubarak et le Tunisien Ben Ali. » Après la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, les pays situés, de chaque côté de la Libye, se trouvent eux aussi déstabilisés jusqu’à provoquer la fuite des présidents tunisien et égyptien. Images d’un groupe de manifestants : l’un brandit un exemplaire du Livre Vert qu’il déchire ; l’autre brandit le portrait d’un jeune homme avec des inscriptions en arabe ; un pied marche sur une affiche représentant le visage de Muammar Gaddhafi. Ils savent qu’ils sont filmés… Voix off : « Et voici que les Libyens, à leur tour, se soulèvent contre leur dictateur. Lui n’hésite pas à faire mitrailler la foule de ses opposants. »
     
Toujours depuis la Turquie, le président Nicolas Sarkozy déclare catégoriquement : « Notre position est claire. Monsieur Kadhafi doit partir. » Déjà, il était clair que l’accusation, disant que Muammar Gaddhafi faisait tirer sur sa population, était inexacte. Par ailleurs, au nom de quoi, le président français peut s’ingérer dans les affaires de la GJALPS (Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste), de l’État libyen, c’est-à-dire de la démocratie directe, c’est-à-dire du peuple libyen ? Au nom de quoi, ce président peut chasser un homme de sa terre natale ? Et de quel droit Nicolas Sarkozy, pouvait-il exiger le départ du Guide ?

 

Françoise Petitdemange


23. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

23.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN
 


5 - 22. Pour qui travaille le président français ?

 

      Sur fond de drapeau bleu-blanc-rouge, apparaît cette annonce : « Allocution de monsieur le président de la république Dimanche 27 février 2011. » (La Marseillaise à l’appui.) Nicolas Sarkozy, devant la bibliothèque de l’Élysée [sic], prépare “l’opinion” à la guerre… « Mes chers compatriotes. C’est mon devoir de prendre les décisions qui s’imposent quand les circonstances l’exigent. Nous avons donc le devoir d’agir face à la crise libyenne dont les conséquences pourraient être très lourdes pour la stabilité de toute la région. » Ce « devoir d’agir », n’est-ce pas un ordre donné par… le CRIF, par exemple ? De quelle « stabilité de toute la région », parle-t-il ?... Parle-t-il d'une stabilité au profit d'Israël qui ne cesse de bombarder le peuple palestinien ? Quatre ans après les efforts de « stabilité » déployés par Nicolas Sarkozy, c’est le chaos dans les pays arabes et africains.
     
     
Jean-David Lévitte (conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy), lui, se souvient d’une autre guerre : « Le président de la république, heu, lui, heu a été mobilisé tout de suite, a très bien compris que que cette affaire allait tourner à la tragédie, heu, avec des dimensions effroyables. Heu… Et, et le le souvenir que j’en garde, c’est qu’il m’avait demandé, heu, à l’époque, heu, comment s’était déroulée l’affaire de Srebrenica puisque j’étais auprès du président Chirac à l’époque. » Comment monsieur Lévitte, peut-il parler d’une « tragédie » supposée que le président Sarkozy voulait éviter en larguant des bombes sur le peuple libyen ? Puisque monsieur Lévitte se souvient, autant qu’il se souvienne jusqu’au bout… Après l’éclatement programmé, notamment par le FMI (Fonds Monétaire International), de la République Fédérative Socialiste de Yougoslavie, en 1992, suivi d’une guerre, en mars 1994, et d’un massacre pudiquement appelé L'« affaire de Srebrenica », en juillet 1995, que faisait Bernard Kouchner, comme représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies, au Kosovo, entre le 15 juillet 1999 et le 15 janvier 2001 ? Après la mort du Guide révolutionnaire et la fin des bombardements qui ont été délibérément effectués pour anéantir l’armée jamahirienne, et donc le peuple, la « tragédie », que le président français prétendait éviter avec des bombes, se poursuit.



Françoise Petitdemange

  

27 avril 2015

24. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

24.
DE LA PAIX À LA GUERRE…
CONTRE LE PEUPLE LIBYEN


5 - 23. Une “destitution” de type colonial
pour évincer le peuple libyen

 

       Voix off : « Calculs et convictions, sans doute, se mêlent. Début mars, le président fait planifier une action militaire. Seul ou presque, parmi les dirigeants occidentaux. Car nul ne sait comment intervenir dans une situation de plus en plus chaotique. Par qui remplacer le dictateur ? » Un groupe brandit le drapeau du roi Idriss 1er. Parmi ce groupe, se trouvent des jeunes, qui font le V de la victoire. Mais que savent-ils de l’époque de la monarchie ? Certains d'entre eux n’étaient pas nés. En 2011, les Libyens, en grande majorité, n’étaient pas pour la contre-révolution, pour le retour de ce drapeau souillé par la collaboration avec l'occupant, pour le départ de Libye du Guide révolutionnaire… Il est plus facile, idéologiquement, pour les hommes et femmes politiques des pays capitalistes, de parler du remplacement de ce qu'ils-elles appellent un « dictateur », que de parler du remplacement d'un Guide révolutionnaire. Il est plus facile, aussi, pour ces mêmes hommes et femmes politiques des pays capitalistes, de parler du remplacement des autres dirigeants que de leur propre remplacement... Muammar Gaddhafi, qui était Guide révolutionnaire historiquement, était, par ce fait même de l’histoire, irremplaçable. Il s’agit, en 2011, d’un coup d’État contre-révolutionnaire sanglant fomenté par Nicolas Sarkozy, par vengeance personnelle contre Muammar Gaddhafi, mais aussi pour arracher le pouvoir au peuple libyen, pour détruire la démocratie directe.

 

Françoise Petitdemange


25. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

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DE LA PAIX À LA GUERRE…

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5 - 24. Polichinelle, l’agent israélien

 

      Voix off : « Et voilà que le 5 mars, le président reçoit l’appel providentiel d’un donneur de leçons du Café de Flore qu’il vitupérait en 2007. Bernard-Henri Lévy, le philosophe médiatique se trouve à Benghazi, fief de l’insurrection, auprès des chefs des rebelles ».
      Le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Lévitte rapporte les propos de Bernard-Henri Lévy lors d’une conversation téléphonique avec le président Sarkozy : « Je suis avec les nouveaux dirigeants du Conseil National de Transition qui vient de se créer. » Et puis Bernard-Henri Lévy dit la suite : « Accepteriez-vous, et puis, accepterais-tu - on est vite repassés au tutoiement d’autrefois - de les recevoir. Il m’a répondu : « Oui, naturellement. ». »
      Mais… quel mandat de représentant du peuple français, quelle fonction gouvernementale avait ce BHL pour mettre en place son projet libyen et forcer amicalement la main du président ? Quel mandat de représentant du peuple libyen avait-il pour prendre les commandes du pays, via une poignée d’opposants et de parvenus ? Le président français, lui, va s’empresser de recevoir des personnes non mandatées par le peuple libyen.



Françoise Petitdemange


28 avril 2015

26. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

26.
DE LA PAIX À LA GUERRE…
CONTRE LE PEUPLE LIBYEN


5 - 25. Un agent de la CIA

 

      Ali Zeidan, un exilé qui vit depuis longtemps aux États-Unis, est devenu tout à coup le dirigeant du Conseil National de Transition d’un pays qu’il n’a pas contribué à développer. Il raconte comment le président français crache sur l’ami d’hier… « Il a commencé par nous parler de la visite de Kadhafi à Paris. Il nous a dit : « Kadhafi était le président d’un pays, qu’il fallait le recevoir. Je l’ai reçu. Vous comprenez ? Je n’étais pas sûr de lui faire confiance à cause du passé mais, bon, je n’avais pas le choix. Maintenant que le peuple libyen a fait un autre choix, je suis prêt à vous aider. » Et puis Sarkozy nous a dit qu’il reconnaissait le CNT comme unique représentant du peuple libyen. » Ce récit montre les ignorances du président français que l'exilé de retour, made in CIA, ne rectifie pas. Et puis cette phrase du président français : « Maintenant que le peuple libyen a fait un autre choix, je suis prêt à vous aider. » Mais comment le peuple libyen, avait-il fait « un autre choix » ? Il avait tenu un CGP (Congrès Général du Peuple) ? Il s’était prononcé de quelque manière que ce fût ? Comment un étranger - fût-il président de la république - pouvait-il reconnaître un organisme sur lequel le peuple libyen n’avait pas eu le droit de s’exprimer ?… C’est d’un coup d’État qu’il s’agit, mené contre la GJALPS (Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste), contre la démocratie directe, pour reprendre le pouvoir des mains du peuple libyen.
     
BHL : « Il ne le croyait tellement pas. « Tout ça, naturellement, je suppose, doit être secret… » Et Sarkozy feint de réfléchir, regarde Lévitte, (Puga ?), « …secret, oui, je ne sais pas, non ! ». »

 

Françoise Petitdemange


 

28. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

28.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 27. Les faux démocrates français
contre la démocratie directe libyenne 

 

      Quant à la réaction de Muammar Gaddhafi, la diplomate libyenne, Zohra Mansour, se souvient : « Il a été stupéfait que Sarkozy s’ingère dans ce conflit. » Ahmed Gaddhaf El Dam (conseiller de Muammar Gaddhafi) : « Ils n’ont même pas cherché à dialoguer. Aucun émissaire français n’est venu sur place, en Libye. Il semble qu’il y avait déjà un plan pour se débarrasser de Gaddhafi. »
     
D’ailleurs, des membres de l’UA (Union Africaine), qui voulaient se déplacer, par avion, en France, ont été tout simplement menacés physiquement. Voici ce que monsieur Kofi Yamgnane dévoilera, plus tard, lors d’un entretien : « Lorsqu’un président de la république française interdit – moi, je suis tombé sur mon sur mon sur le dos quand j’ai entendu ça. Vous savez que l’Union Africaine, qui était, à l’époque, présidée par son Excellence le président Obiang (Intervention du questionneur : Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée Équatoriale…) de la Guinée Équatoriale, avait, à propos de la Libye, avait une solution négociée à proposer. Ils ont formé une délégation pour y aller et Sarkozy leur dit : « Je vous interdis de monter dans l’avion parce que si vous passez l’espace, je vous flingue. » [https://www.youtube.com/watch?v=66vakaVFOcg « Libye Sarkozy a menacé de mort les présidents africains qui souhaitaient négocier avec kadhafi »]

     
Muammar Gaddhafi en habit brun, toujours avec sa chéchia noire, s’adresse au président Sarkozy : « La France se prend pour qui ? Elle veut nous attaquer ? Tu penses qu’attaquer la Libye est facile, espèce de crétin ! » Applaudissements et acclamations très importantes dans la salle. « Nous, on va t’attaquer ! Tu veux attaquer ? Essaye pour voir ! » Il faudra une dizaine de jours à la France pour se rendre compte qu’elle n’arrivera pas toute seule à venir à bout du peuple libyen. L’OTAN prendra le relais, dès la fin mars, et bombardera la population civile comme militaire puisqu’il s’agissait, en Libye, d’un peuple en armes.

     
Vue sur les véhicules militaires libyens portant le drapeau vert de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste. Les tanks roulent sur une route traversant le désert. Voix off : « Fou de rage, le dictateur commet l’erreur d’envoyer ses chars contre la ville rebelle de Benghazi. » Fallait-il laisser les prétendus manifestants, les prétendus rebelles attaquer, à main armée, les autorités policières et militaires du pays, les commissariats de police et les casernes ? Que ferait un président de la république, dans le cas où la police et l’armée françaises seraient attaquées ? Rien ?
     
Message de Muammar Gaddhafi à la radio : « C’est bon, l’affaire est réglée ! Nous arrivons ! Pas de pitié ni de clémence pour eux ! » L’attaque, à main armée, contre les autorités libyennes, était un crime de haute trahison passible de la peine de mort.

 

Françoise Petitdemange

30. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

30.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 29. Sarkozy, avec sa « guerre obsessionnelle »,
devenu « le dictateur » à la Charlie Chaplin,
non pas dans la fiction mais dans la réalité

 

      Car ce n’est pas du cinéma. Bruno Jeudy (journaliste au Figaro) fournit quelques indications surprenantes : « J’ai un souvenir assez précis, à titre personnel, puisque Nicolas Sarkozy me reçoit juste après la décision d’envoyer l’aviation au-dessus de Benghazi, hein. Je crois qu’Hillary Clinton, elle, parle d’une guerre obsessionnelle : « la guerre de Sarkozy » ; je crois qu’elle dit même, elle emploie ce mot-là, et c’est vrai qu’il y a ce côté-là, il est complètement habité par ça : il fait installer une carte dans son bureau. Il a la carte de la Libye ; il la connaît par cœur ; il a un point précis en permanence par son chef d’état-major. »
     
Jean-David Lévitte fait cette remarque : « Lui intervenait ; il commentait les cartes et, en effet, le président Sarkozy trouvait toujours des petits points de progrès puisque les couleurs étaient différentes. Il connaissait absolument par cœur chaque petit village, heu, tenu par les uns ou par les autres. » Cette guerre ne visait pas seulement « des points stratégiques » mais le peuple libyen lui-même jusque dans chaque « petit village ».

Françoise Petitdemange


31. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

31.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 30. Par qui a donc été financée la campagne présidentielle
de Nicolas Sarkozy, en 2007 ?

 

      Voix off : « Retranché dans sa capitale, le dictateur résiste mieux que prévu à la guerre du président. De son arsenal, il dégaine même une arme nouvelle. »
      Dans sa tente, Muammar Gaddhafi parle à un homme - un journaliste ? - qui prend des notes : « Je suis vraiment en colère. C’est moi qui ai aidé Sarkozy à prendre le pouvoir. Je lui ai donné l’argent avant qu’il ne devienne président. Il est venu ici, il m’a rendu visite sous ma tente quand il était ministre de l’intérieur et m’a demandé de l’aide. Selon moi, il a un problème mental. »
     
Ahmed Gaddhaf El Dam (conseiller de Muammar Gaddhafi) : « Gaddhafi disait la pure vérité. Il a dit ce qu’il avait à dire, et c’est tout. C’était plutôt un reproche, il ne pensait pas dévoiler un grand secret, à ce moment-là. On t’a aidé à arriver à l’Élysée et toi, tu fais une chose pareille ? »
      Henri Guaino, lui, ne manque pas de… comparaison hasardeuse : « C’est un peu comme si Hitler, dans son bunker, avait accusé Churchill de de d’avoir utilisé l’argent des nazis pour financer ses campagnes électorales, enfin. Enfin, c’est, c’est, s’imaginer… je crois qu’il n’a jamais imaginé qu’on puisse donner le moindre crédit à ce genre de paroles. » Vous vous trompez, monsieur Guaino. Il vaut mieux se fier à la parole de Muammar Gaddhafi, Guide révolutionnaire dans un pays où le peuple se gouverne lui-même, qu’à un président de la république française qui n’a cessé de mentir au peuple français durant tout son quinquennat. Les hommes et femmes politiques français(es) accusent toujours les Arabes et les Africains de mensonge, projetant ainsi, sur les autres, leur propre comportement.


Françoise Petitdemange