28 avril 2015

27. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

27.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 26. L’ingérence française
dans les affaires politiques du peuple libyen

 

      Voix off : « Un coup de théâtre. Le président saute sur l’occasion de reconnaître ses opposants comme le seul pouvoir légitime de Libye. Sa décision revient tout bonnement à destituer le dictateur honni. Cela vaut bien de prendre quelques risques. En effet, nul ne connaît la capacité de ce CNT (Conseil National de Transition) à gouverner demain. Nul ne sait quel poids pèsent au juste les islamistes. »
     
Natalie Nougayrède, journaliste au Monde : « Les Français se mettent en avant d’une façon spectaculaire qui heurte profondément et qui n’est pas comprise, qui n’est pas comprise, ni par les Britanniques, nos nos… qui vont devenir nos alliés : ils sont sidérés. Je ne parle même pas des autres partenaires européens : les Allemands sont… Merkel est furieuse. Les Américains sont encore plus sidérés ; d’ailleurs, les Américains, pendant très longtemps, vont, vont, vont continuer de poser la question : « Qui sont ces gens ? Qui sont ces gens ? » Et, disposant évidemment d’informations précises sur le passé de certains et très-très inquiets, à Washington, de la composante islamiste, du risque de dérapage de ce qu’il adviendrait de tout cela. » Ce témoignage de la journaliste montre que les citoyens et citoyennes en France ont été trompé(e)s quant à la prétendue « Union sacrée » des autres pays avec le nôtre.
     
Henri Guaino : « Bien sûr, c’était un risque. Et même, éventuellement, une menace sur l’avenir. Enfin, on avait le choix entre soutenir ce Conseil National de Transition et ses, tous ceux qui l’entouraient. Forcément, dans ceux qui l’entouraient, puisqu’il y avait toutes les forces hostiles au régime, il y avait aussi des forces plus ou moins menaçantes. Mais ? C’était ça ou Kadhafi. » N’était-ce pas au peuple libyen de décider, monsieur Guaino ?

Françoise Petitdemange