28 avril 2015

29. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

29.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 28. Une bande de criminel(le)s
en goguette… juste avant de répandre le sang

 

      Voix off : « Sans le savoir, il donne un coup de pouce décisif au président qui, en moins de dix jours, parvient à réunir une coalition internationale et à obtenir une résolution de l’ONU. » Un pays, n’a-t-il pas le droit de se défendre contre des traîtres exilés qui n’ont pas contribué au développement de leur pays natal ? contre des hordes armées qui attaquent l'armée et la police du peuple ? Vue sur la coalition et les drapeaux : François Fillon, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Ban Ki-moon, David Cameron, Angela Merkel, Hillary Clinton, etc. La rébellion était presque éteinte. Mais le président français allait mettre les autres chefs d’États devant le fait accompli. Le jour même du prétendu « Sommet de Paris pour le soutien au peuple libyen - Samedi 19 mars 2011 »... Sur la photo-souvenir... ces hommes et femmes politiques rient entre eux : Merkel fait signe à Cameron de regarder l'objectif ; Clinton tourne carrément le dos à l’objectif. Ils-elles seront, durant ces sept mois à venir, les criminel(le)s du peuple libyen, les destructeur(rices) de la démocratie libyenne, et les assassins du Guide révolutionnaire Muammar Gaddhafi…  Voix off : « Le 19 mars, à l’instant même où ses alliés se réunissent à l’Élysée, le président leur apprend que deux Rafale viennent de tirer leurs premiers missiles sur les troupes du dictateur. C’est le début de huit mois de guerre. » Bien évidemment, ce ne sont pas « les troupes du dictateur », mais l’armée et la police du peuple qui défendent l’« indépendance nationale » contre des groupes armés.

 

Françoise Petitdemange


31. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

31.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 30. Par qui a donc été financée la campagne présidentielle
de Nicolas Sarkozy, en 2007 ?

 

      Voix off : « Retranché dans sa capitale, le dictateur résiste mieux que prévu à la guerre du président. De son arsenal, il dégaine même une arme nouvelle. »
      Dans sa tente, Muammar Gaddhafi parle à un homme - un journaliste ? - qui prend des notes : « Je suis vraiment en colère. C’est moi qui ai aidé Sarkozy à prendre le pouvoir. Je lui ai donné l’argent avant qu’il ne devienne président. Il est venu ici, il m’a rendu visite sous ma tente quand il était ministre de l’intérieur et m’a demandé de l’aide. Selon moi, il a un problème mental. »
     
Ahmed Gaddhaf El Dam (conseiller de Muammar Gaddhafi) : « Gaddhafi disait la pure vérité. Il a dit ce qu’il avait à dire, et c’est tout. C’était plutôt un reproche, il ne pensait pas dévoiler un grand secret, à ce moment-là. On t’a aidé à arriver à l’Élysée et toi, tu fais une chose pareille ? »
      Henri Guaino, lui, ne manque pas de… comparaison hasardeuse : « C’est un peu comme si Hitler, dans son bunker, avait accusé Churchill de de d’avoir utilisé l’argent des nazis pour financer ses campagnes électorales, enfin. Enfin, c’est, c’est, s’imaginer… je crois qu’il n’a jamais imaginé qu’on puisse donner le moindre crédit à ce genre de paroles. » Vous vous trompez, monsieur Guaino. Il vaut mieux se fier à la parole de Muammar Gaddhafi, Guide révolutionnaire dans un pays où le peuple se gouverne lui-même, qu’à un président de la république française qui n’a cessé de mentir au peuple français durant tout son quinquennat. Les hommes et femmes politiques français(es) accusent toujours les Arabes et les Africains de mensonge, projetant ainsi, sur les autres, leur propre comportement.


Françoise Petitdemange


29 avril 2015

35. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

35.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

5 - 34. Les opposants incapables de construire
l’avenir de la Libye

      Les Libyens qui acclament le président français en reviendront… Voix off : « Septembre 2011. Lorsqu’il foule le sol libyen pour la troisième fois de sa vie, il n’est qu’un président débarrassé de son dictateur. » Cette phrase dit bien ce qu’il en est réellement : un assassinat avec préméditation… Nicolas Sarkozy, en détruisant la Libye, en faisant massacrer le peuple libyen et tuer le Guide révolutionnaire, ne voulait-il pas se débarrasser, de surcroît, d’une dette ? Le traître à son pays, Moustapha Abdel Jalil, joue encore au petit monsieur, en accompagnant Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Jean-David Lévitte… Plus pour très longtemps.

 

Françoise Petitdemange





36. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

36. DE LA PAIX À LA GUERRE…
CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

5 - 35. Le fou, le dictateur Sarkozy… Pas le moindre mot
pour les hommes, les femmes, les enfants
tué(e)s sous les bombes,
pour les handicapé(e)s à vie…

 

      Après plus de six mois de guerre contre les hommes, les femmes, les enfants de Libye, Nicolas Sarkozy ose mettre les pieds sur le sol libyen et prendre la parole à une tribune avec, à ses côtés, les traîtres, Moustapha Abdel Jalil, et un autre “libyen”, made in CIA, et David Cameron, et, derrière lui, les drapeaux français et européen. « Tripoli, Jeudi 15 septembre 2011 » : « Il faut que tous les dictateurs du monde comprennent que, dans le monde du XXIème siècle, il n’y aura pas un endroit où ils pourront s’assurer de leur impunité. L’impunité, c’est fini. Je vous remercie. » (La salle est comble. Pas un seul applaudissement.)
     
Mais… Qui est le dictateur ? Celui qui a mis fin, sans effusion de sang, avec des amis civils et militaires, à une monarchie collaboratrice des colonisateurs, qui a libéré son pays de l’occupation étrangère, qui a transmis le pouvoir politique et économique au peuple, le 2 mars 1977, et qui a fait, de son pays le plus pauvre de la planète, le plus riche d’Afrique ? Ou celui qui a les pleins pouvoirs, par la Constitution de 1958, et qui peut décider tout seul de faire la guerre : de détruire un pays qui, non seulement n’a pas attaqué la France mais n'a jamais eu la moindre intention de le faire, de massacrer un peuple souverain, de retirer à ce peuple le pouvoir pour le livrer à une bande de criminels et d’incapables, de destituer un Guide révolutionnaire, et de le mettre à mort par personnes interposées ? Celui qui était soutenu par le peuple libyen ? Ou celui qui a manœuvré, pour des raisons dont certaines sont personnelles, contre le peuple libyen souverain et contre le peuple français qui n’est pas souverain puisqu’il n’a pas eu le moindre mot à dire tandis que la guerre s’est faite… en son nom ?
     
     
Nicolas Sarkozy se retrouve avec David Cameron, Moustapha Abdel Jalil ; BHL vient se montrer au premier rang entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.
     
Voix off : « Dans l’euphorie de sa victoire, il a presque les mêmes mots que pendant sa campagne de 2007. Comme si, de cette manière, il voulait effacer les cinq années de sa relation avec le dictateur. Comme si, à quelques mois d’une autre campagne électorale, il venait conclure, ici, cette peu glorieuse histoire. Pourtant, alors qu’il repart, en Libye, la suite de l’histoire s’écrit déjà. L’opposition qu’il a soutenu [sic] échoue à gouverner : une guerre civile éclate, le pays implose, les islamistes s’implantent. La région est en proie au chaos. En provoquant la chute du dictateur, il a évité un massacre mais créé un monstre. » « Il a évité un massacre » : ceci n'est que le prétexte inventé par trois dirigeants voulant en finir avec la Libye révolutionnaire. Quant aux quelques dizaines d’opposants émigrés depuis plusieurs années aux États-Unis, en Arabie saoudite, en Grande-Bretagne, ils ne sont revenus en Libye que pour détruire leur pays natal qu’ils n’avaient pas contribué à développer et pour lequel ils n’avaient aucune perspective d’avenir. Prétendant éviter un massacre de - disons le nombre le plus important affiché dans les médias mainstream - 10.000 personnes, Nicolas Sarkozy est à l'origine d'un massacre de plus de 100.000 hommes, femmes, enfants… massacre qui se poursuit quatre années après la fin des bombardements occidentaux. En fait, le « monstre », c'est Nicolas Sarkozy lui-même.

Françoise Petitdemange


37. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

37.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

5 - 36. L’après guerre

      Quelle démocratie la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis ont-ils installée à la place de la démocratie directe, en bombardant la Libye, en détruisant les moyens de défense et les infrastructures du pays, en armant des bandes de mercenaires venus de différents pays de la région dont quelque 5.000 pauvres types envoyés par le très démocrate émir du Qatar, en massacrant le peuple libyen, de nuit comme de jour, pour le protéger, et en assassinant le Guide révolutionnaire Muammar Gaddhafi ? La démocratie du chaos. Évidemment, Jean-David Lévitte (conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy) ne peut guère être très fier des résultats... « Le suivi, c’est-à-dire l’après guerre, heu… n’a pas été suffisant. Je crois qu’il aurait été souhaitable d’être plus présents pour les aider à, heu, construire. Ce n’était pas leur choix mais ç’aurait dû être notre devoir, voilà. » « Ce n’était pas leur choix » : voilà qui montre que, même les opposants à la démocratie directe, ne voulaient plus voir les Français s’ingérer dans les affaires de la Libye.
      Mais encore… « Si si on devait avoir un regret à exprimer. Mais j’ajoute que cette période-là a coïncidé avec nos élections, l’arrivée d’un nouveau président de la république et, donc, par la force des choses ou du calendrier démocratique français, nous nous sommes trouvés dans une période de transition. » Ceci est irrecevable. Monsieur Lévitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, a failli à sa tâche et à son devoir dès le début : cette guerre n’aurait jamais dû avoir lieu. La clique de Sarkozy a préféré la bombe au dialogue, la guerre à la  diplomatie : d'ailleurs, la France n'a plus de diplomati
e. Quant à vouloir « construire » après avoir détruit 42 années de travail de tout un peuple… Monsieur Lévitte débloque ! « Un regret », un seul : n’avoir pas pu mettre leurs pattes ensanglantées sur la politique et l’économie de la Libye... C’est tout ? Sans doute les bombes, que ces chefs d'États occidentaux et pro-occidentaux ont envoyées sur la population civile et militaire, étaient-elles des fleurs ? Pas de mort(e)s, pas de blessé(e)s, pas de disparu(e)s. Donc, pas de regret. Pas un mot pour ces enfants, ces femmes, ces hommes tué(e)s par les bombes françaises puis par les bombes de l’OTAN placée sous l'autorité du Boucher de la Libye, le terroriste qui voulait affamer le peuple libyen : le commandant Charles Bouchard.

      La « démocratie », selon monsieur Lévitte, c’est la « transition » : gauche/droite, droite/... Le reproche que faisait cette clique à Muammar Gaddhafi, elle aurait dû se l’appliquer à elle-même : elle a été « imprévisible », « incontrôlable », « imprévoyante ». Et, quatre ans après le massacre du peuple libyen et les souffrances sans nom que cette clique a produit(e)s, elle prétend encore se faire élire. Les Français(es) sont-ils des abruti(e)s ?
      Force est de constater, comme Ziad Takieddine l’a fait, que les politiques français sont des « amateurs ». Lorsque Nicolas Sarkozy lance sa guerre en mars 2011, il sait très bien qu’il est à un an d’une nouvelle élection présidentielle. D’ailleurs, la campagne est déjà dans les esprits, dans les médias… À l’approche de cette nouvelle campagne nécessitant de nouvelles dépenses, craignait-il de devoir rembourser le prêt que lui avait accordé le peuple libyen pour la campagne de 2007 ? La situation financière de l’UMP (le parti politique de Nicolas Sarkozy), après la campagne de 2012 menée, assurément, sans l'argent du peuple libyen, ne s’est pas révélée florissante…
    
Voix off : « La faute donc à des élections françaises que sa guerre en Libye n’aura pas permis de remporter. L’histoire ne s’arrête pas là. Après son départ de l’Élysée, continue de planer au-dessus de sa tête, comme une malédiction. À moins que ce ne soit la morale de cette fable. À la suite du dictateur, des affairistes déçus et d’anciens caciques du régime l’accusent d’avoir reçu de l’argent libyen pour sa campagne de 2007. Soupçon infamant qui ternit ses ambitions futures. S’est-il compromis ? Ou bien, président d’une démocratie, paie-t-il tout simplement le fait de s’être aventuré avec un tel dictateur ? »

 

Françoise Petitdemange





38. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

38.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN 


5 - 37. Combien ?

 

       Après un long générique…
      Voici Nicolas Sarkozy à l’émission télévisée « Parole de candidat ». Une journaliste lui pose la question : « Le colonel Kadhafi aurait financé votre campagne en 2007. Est-ce que c’est vrai ? »
     
Nicolas Sarkozy : « Ah ben, dites-moi, s’il m’avait financé, je n’aurais pas été très reconnaissant. » Mais cette répartie - chacun(e) peut en convenir - n’est pas une réponse.
      L’homme d’affaires Ziad Takieddine, qui avait l’oreille de Muammar Gaddhafi, a peut-être la réponse : « Il avait dit, heu… quelque chose autour de 50 millions ou quelque chose comme ça. Tous les rendez-vous avec Kadhafi sont enregistrés et c’est ça qui leur fait peur. »
     
Intervention sur RMC du journaliste, Edwy Plenel, qui correspond aux dires de Ziad Takieddine : « Nous affirmons sur la base de plusieurs témoignages et de documents qu’il y a eu un financement à hauteur de 50 millions. »

     
Ce documentaire s’achève sur deux phrases instructives. À  propos d’un financement de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy déclarait sur Télé Matin en 2012 :  « Vous croyez vraiment qu’avec ce que j’ai fait à monsieur Kadhafi, il m’a fait un virement ? Pourquoi pas un chèque endossé ? » Comme il est possible de le constater, Nicolas Sarkozy inverse la succession des événements : si la Libye a financé sa campagne présidentielle de 2007, elle ne l’a pas financée… après les huit mois de guerre de 2011 et la mort du Guide révolutionnaire ! En parlant de « virement », de « chèque endossé », monsieur Sarkozy ne manque pas d’humour, à moins qu’il ne prenne les citoyens et citoyennes pour des imbéciles : il sait très bien que ces affaires-là ne se traitent pas ainsi mais en espèces sonnantes et trébuchantes qui ne laissent pas de trace ou très peu.

     
Coup de théâtre : « ce que j’ai fait à monsieur Kadhafi » est un aveu…

     
Le mot « dictateur », répété 57 fois dans le commentaire, doit-il vraiment s’appliquer au Guide révolutionnaire ou…

 

Françoise Petitdemange


39. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

39.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

38. Autre chose…

 

      Nicolas Sarkozy avait, au début de son quinquennat (2007-2011), parlé d’« une France sans tabou ». Le moment est donc venu, à la force de ce documentaire, de lever le tabou. Combien de mort(e)s, cette guerre, destinée à « protéger le peuple libyen », a-t-elle fait en Libye ?
      Ce pays comptait six millions d’habitant(e)s avant la guerre. À ma question, posée avec toute la délicatesse nécessaire, un Libyen a bien voulu répondre : « Durant les huit mois de guerre, il y a eu, au moins, entre 133.000 et 145.000 morts. Après la mort du Guide, il y a eu 7.000 Libyens qui sont morts dans les conflits entre rebelles, rien que dans la ville de Benghazi. » Dans cette guerre de 2011, l’auteur de cette réponse a perdu son père et sa mère. Par ailleurs, il m'a confié ceci : « Au début de la guerre, j'ai pris contact avec les médias français : je voulais dire ce qui se passait réellement en Libye. J'ai eu une fin de non-recevoir. Aucun média n'a voulu m'accueillir. » Sans doute, ces médias, craignaient-ils la vérité des faits qui les aurait démasqués...

      Pour plus d’informations sur ce qui a été appelé « L’affaire des infirmières bulgares », se reporter au blog de Michel J. Cuny, dans lequel l'écrivain analyse le « Rapport enregistré à la présidence de l’Assemblée nationale le 22 janvier 2008, et établi au nom de la Commission d'Enquête sur les conditions de libération des infirmières et du médecin bulgares détenus en Libye et sur les récents accords franco-libyens. Elle était présidée par Pierre Moscovici, son rapporteur étant Axel Poniatowski. »
http://kadhafi.canalblog.com/

      Pour savoir ce qu’était réellement la Libye des 42 années qui se sont écoulées entre la Révolution du 1er Septembre 1969 et la guerre menée par la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis contre le peuple libyen en 2011…
Cf. L'ouvrage de Françoise Petitdemange, La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011), paru aux Éditions Paroles Vives, en 2014, 542 pages, 29 euros. Pour acquérir cet ouvrage...
http://www.livres-de-mjcuny-fpetitdemange.com/#accueil.A/s0c/Tous


Françoise Petitdemange


16 juin 2015

1 - GRANDEUR ET MISERE DES SPECIALISTES

GRANDEUR ET MISERE DES SPECIALISTES
(1ère partie)

 

Une carte de visite bien remplie… Et pour quoi faire ?

     

      En 1983, Agnès Levallois obtient un diplôme supérieur d’arabe littéral de l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales). Deux ans après, en 1990, en tant que spécialiste du Proche-Orient, elle intègre le service du SGDN (Secrétariat Général de la Défense Nationale). En 1993, elle obtient un DEA (Diplôme d’Études Approfondies) de l’IEP (Institut d’Études Politiques) de Paris sur le monde arabe contemporain. Elle devient « responsable du bureau arabe et persan à la Délégation aux affaires stratégiques, au ministère de la Défense ». [http://agneslevallois.com/apropos.php]

      En 1995, elle rédige des articles sur le monde arabe (Maghreb-Machrek) pour la revue La Documentation Française. Trois ans plus tard, en 1998, elle est journaliste à Nord-Sud Export pour le groupe Le Monde, et collaboratrice au Monde Économie. De novembre 2005 à juillet 2006, elle est directrice de l’information et des programmes de RMC-MO (Radio Monte-Carlo - Moyen-Orient, la filiale arabophone de RFI (Radio France Internationale).
[http://www.telesatellite.com/actu/12464-agnes-levallois-ete-nommee-directrice-de-information-de-la-radio-rmc.html] De juillet 2006 à février 2009, elle est directrice adjointe de la rédaction de France 24, responsable des contenus arabophones.

      En 2012, elle crée une SARL (Société à Responsabilité Limitée), Agnès Levallois Conseil. Le capital est de 8.000 euros ; le chiffre d’affaires atteint 1 million d’euros dès l’année 2013.
[https://corporama.com/fr/societe/agnes-levallois-conseil/539856427] Sur le site Agnès Levallois Conseil, le Curriculum Vitae de la spécialiste ès Moyen Orient, est, dans l’« À propos », un peu plus détaillé : « Parlant l’arabe, ayant vécu à Damas et effectué de nombreux séjours en Égypte, au Liban, au Maroc elle est l’auteur de nombreuses publications dont Moyen-Orient mode d’emploi, Stock, 2002. Agnès Levallois s’appuie sur un parcours de spécialiste en géopolitique, analyse du risque pays et en communication pour offrir une expertise sur les pays arabes. »
      [http://agneslevallois.com/apropos.php]

      Sur le même site, le chapitre « Services/Références » permet de découvrir ses diverses activités : missions, séminaires, conseils. Le passage au ministère de la Défense lui a ouvert des portes, dont celles, entre autres, de l’entreprise Thalès. Elle est…
     
« Chargée de mission à l’Académie diplomatique internationale (ADI). Participation à l’organisation de rencontres, de séminaires sur les transitions que vivent les pays de la zone MENA » [Middle East and North Africa] ;
     
« Chargée de cours à l’ENA sur les conséquences géopolitiques des bouleversements dans les pays arabes ;
     
« Chargée de cours à Sciences po : les services de sécurité et de renseignement dans le monde arabe : acteurs du changement ? ;
     
« Animation de séminaires à Ubifrance et dans de grandes entreprises parmi lesquelles Crédit agricole, Renault, Thalès ;
     
« Conseillère éditoriale d’Ipemed, institut de prospective économique du monde méditerranéen, think tank spécialiste des questions euro méditerranéennes. Juin 2011 - Juin 2014
      « Interventions dans de nombreux média : […]. »
     
[http://agneslevallois.com/services.php]
     
D’ailleurs, les logos de tous ces médias sont affichés sur le site : i Télé, RTL, France Inter, RFI, TF1, Arte, France 5, Radio-Canada, AFP, TV5 Monde, RTS Radio Télévision Suisse, Aljazeera, Europe 1, France 2, France Culture.


*
 
Avec pareil curriculum vitae, que peut dire cette spécialiste
sur le sort réservé par l’Occident au monde arabe ?
1ère partie

      Le 20 mai 2015, Agnès Levallois était l’invitée du Club de la Presse, sur Europe 1.
     
(À noter que le logo de la radio se trouve, effectivement, sur son site.)

      Après l’avoir présentée comme la « spécialiste du Moyen Orient et du monde arabe, chargée de cours à l’ENA et à Sciences Po », Nicolas Poincaré tente de dresser un bilan rapide de la situation du moment.
     
« Faut-il s’inquiéter des récentes progressions de l’État islamique en Syrie et en Irak ? L’État islamique, qui n’est plus qu’à 100 kilomètres de Bagdad après la prise de Ramadi, qui se serait emparé aujourd’hui d’une partie de la cité antique de Palmyre en Syrie… Daesh, est-il en train de progresser, faut-il s’en inquiéter ? On vous pose la question jusqu’à 20 heures avec nos trois grandes voix du soir : Gérard Carreyrou, Serge July et Olivier Duhamel. »

 
Mais, d’abord, qu’en est-il de la situation au Mali ?

      C’est l’animateur de l’émission, Nicolas Poincaré, qui pose la première question…
     
« Est-ce que c’est une guerre qu’on peut gagner ? »

       Agnès Levallois :
     
« Très difficile, hein, puisqu’on voit bien surtout sur un terrain comme le Mali qui est un terrain extrêmement large et très, très grand. Et donc, la grande difficulté est d’arriver à repérer où sont les terroristes ou ceux qui sont contre nous et la difficulté à pouvoir atteindre puisqu’on sait très bien que, même si on atteint un groupe ou un responsable, il peut y en avoir d’autres et qui se meuvent très facilement sur ces terrains qu’ils connaissent évidemment beaucoup mieux que nous et qui leur donne un avantage certain sur la capacité que l’on a à réagir. »
     
« Contre nous », c’est-à-dire ? Après son élection en 2012, le nouveau président, François Hollande, n’a pas hésité à marcher sur les pas de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui, en faisant la guerre contre le peuple libyen et le Guide révolutionnaire, Muammar Gaddhafi, a non seulement détruit la Libye mais achevé de déstabiliser toute la région sahélienne. En dépit de plusieurs déclarations, François Hollande, s’ingérant dans les problèmes intérieurs du Mali, lançait le 11 janvier 2013, une importante opération militaire sur le sol de ce pays africain autant que dans les airs, et imposait la date des élections présidentielles au peuple malien pour faire élire l’un de ses favoris. Car, intervenir au Mali, c’est protéger les intérêts français dans les mines d’uranium du pays voisin, le Niger.

      L’invitée veut croire, quant à elle, que tout va bien, pour la France, dans le meilleur des mondes…
     
« Ce qu’y a de vrai, c’est que…, non c’est vrai que l’opération française au Mali a été plutôt réussie, mais, là, nous sommes sur des espaces avec peu de population. C’est la grande différence, je crois, quand même, avec l’Irak et la Syrie où la situation, du coup, est beaucoup plus compliquée, heu, qu’on n’a pas vraiment un projet politique au Mali parce que la situation politique, dans ce pays, est autrement différente de celle qui existe en Irak, qu’en Irak, on sort quand même de plus de dix ans de guerre ou, en tous les cas, d’un pays qui a été complètement cassé, déstructuré, lors de l’invasion américaine. »

      Comme le dit madame Levallois, « L’opération française au Mali a été plutôt réussie ». En effet… France Diplomatie se trouvait dans l’obligation, en ce mois de mai 2015 - soit, deux ans après l’opération guerrière de François Hollande - d’alerter toute personne, résidant au Mali ou désirant s’y rendre, quant au degré du danger.
      « En raison des menaces terroristes prévalant dans la zone sahélienne et des opérations militaires en Carte_du_Mali___mai_2015cours sur unepartie du territoire malien, il est recommandé aux personnes devant se rendre en mission au Mali et à nos compatriotes résidant sur place de faire preuve de vigilance et de se tenir informés de l’évolution de la situation. Pour rappel, il est formellement déconseillé de se rendre en zone rouge (cf. carte en rubrique sécurité) et il est déconseillé, sauf raison impérative liée notamment à des déplacements professionnels, de se rendre en zone orange. » Enfin… « Le tourisme au Mali reste formellement déconseillé. » [Citation et carte dans
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/mali-12287/]
     
Il est vrai que, à consulter la carte produite par le site, il est difficile de savoir où il serait possible de poser un pied sûr au Mali…

      Madame Levallois, spécialiste ès monde arabe, pourra dire, dans la suite de sa prestation au Club de la Presse qui fera l’objet de l’article suivant, que… casser la colonne vertébrale d’un pays ne suffit pas…


Ce 1er texte est paru dans La Voix de la Libye
http://lavoixdelalibye.com/?p=22813


Françoise Petitdemange

http://www.francoisepetitdemange.sitew.fr/#LA_LIBYE_REVOLUTIONNAIRE_.A