27 avril 2015

25. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

25.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN


5 - 24. Polichinelle, l’agent israélien

 

      Voix off : « Et voilà que le 5 mars, le président reçoit l’appel providentiel d’un donneur de leçons du Café de Flore qu’il vitupérait en 2007. Bernard-Henri Lévy, le philosophe médiatique se trouve à Benghazi, fief de l’insurrection, auprès des chefs des rebelles ».
      Le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Lévitte rapporte les propos de Bernard-Henri Lévy lors d’une conversation téléphonique avec le président Sarkozy : « Je suis avec les nouveaux dirigeants du Conseil National de Transition qui vient de se créer. » Et puis Bernard-Henri Lévy dit la suite : « Accepteriez-vous, et puis, accepterais-tu - on est vite repassés au tutoiement d’autrefois - de les recevoir. Il m’a répondu : « Oui, naturellement. ». »
      Mais… quel mandat de représentant du peuple français, quelle fonction gouvernementale avait ce BHL pour mettre en place son projet libyen et forcer amicalement la main du président ? Quel mandat de représentant du peuple libyen avait-il pour prendre les commandes du pays, via une poignée d’opposants et de parvenus ? Le président français, lui, va s’empresser de recevoir des personnes non mandatées par le peuple libyen.



Françoise Petitdemange


28 avril 2015

30. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

30.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 29. Sarkozy, avec sa « guerre obsessionnelle »,
devenu « le dictateur » à la Charlie Chaplin,
non pas dans la fiction mais dans la réalité

 

      Car ce n’est pas du cinéma. Bruno Jeudy (journaliste au Figaro) fournit quelques indications surprenantes : « J’ai un souvenir assez précis, à titre personnel, puisque Nicolas Sarkozy me reçoit juste après la décision d’envoyer l’aviation au-dessus de Benghazi, hein. Je crois qu’Hillary Clinton, elle, parle d’une guerre obsessionnelle : « la guerre de Sarkozy » ; je crois qu’elle dit même, elle emploie ce mot-là, et c’est vrai qu’il y a ce côté-là, il est complètement habité par ça : il fait installer une carte dans son bureau. Il a la carte de la Libye ; il la connaît par cœur ; il a un point précis en permanence par son chef d’état-major. »
     
Jean-David Lévitte fait cette remarque : « Lui intervenait ; il commentait les cartes et, en effet, le président Sarkozy trouvait toujours des petits points de progrès puisque les couleurs étaient différentes. Il connaissait absolument par cœur chaque petit village, heu, tenu par les uns ou par les autres. » Cette guerre ne visait pas seulement « des points stratégiques » mais le peuple libyen lui-même jusque dans chaque « petit village ».

Françoise Petitdemange