28 avril 2015

26. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

26.
DE LA PAIX À LA GUERRE…
CONTRE LE PEUPLE LIBYEN


5 - 25. Un agent de la CIA

 

      Ali Zeidan, un exilé qui vit depuis longtemps aux États-Unis, est devenu tout à coup le dirigeant du Conseil National de Transition d’un pays qu’il n’a pas contribué à développer. Il raconte comment le président français crache sur l’ami d’hier… « Il a commencé par nous parler de la visite de Kadhafi à Paris. Il nous a dit : « Kadhafi était le président d’un pays, qu’il fallait le recevoir. Je l’ai reçu. Vous comprenez ? Je n’étais pas sûr de lui faire confiance à cause du passé mais, bon, je n’avais pas le choix. Maintenant que le peuple libyen a fait un autre choix, je suis prêt à vous aider. » Et puis Sarkozy nous a dit qu’il reconnaissait le CNT comme unique représentant du peuple libyen. » Ce récit montre les ignorances du président français que l'exilé de retour, made in CIA, ne rectifie pas. Et puis cette phrase du président français : « Maintenant que le peuple libyen a fait un autre choix, je suis prêt à vous aider. » Mais comment le peuple libyen, avait-il fait « un autre choix » ? Il avait tenu un CGP (Congrès Général du Peuple) ? Il s’était prononcé de quelque manière que ce fût ? Comment un étranger - fût-il président de la république - pouvait-il reconnaître un organisme sur lequel le peuple libyen n’avait pas eu le droit de s’exprimer ?… C’est d’un coup d’État qu’il s’agit, mené contre la GJALPS (Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste), contre la démocratie directe, pour reprendre le pouvoir des mains du peuple libyen.
     
BHL : « Il ne le croyait tellement pas. « Tout ça, naturellement, je suppose, doit être secret… » Et Sarkozy feint de réfléchir, regarde Lévitte, (Puga ?), « …secret, oui, je ne sais pas, non ! ». »

 

Françoise Petitdemange


 

27. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

27.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 26. L’ingérence française
dans les affaires politiques du peuple libyen

 

      Voix off : « Un coup de théâtre. Le président saute sur l’occasion de reconnaître ses opposants comme le seul pouvoir légitime de Libye. Sa décision revient tout bonnement à destituer le dictateur honni. Cela vaut bien de prendre quelques risques. En effet, nul ne connaît la capacité de ce CNT (Conseil National de Transition) à gouverner demain. Nul ne sait quel poids pèsent au juste les islamistes. »
     
Natalie Nougayrède, journaliste au Monde : « Les Français se mettent en avant d’une façon spectaculaire qui heurte profondément et qui n’est pas comprise, qui n’est pas comprise, ni par les Britanniques, nos nos… qui vont devenir nos alliés : ils sont sidérés. Je ne parle même pas des autres partenaires européens : les Allemands sont… Merkel est furieuse. Les Américains sont encore plus sidérés ; d’ailleurs, les Américains, pendant très longtemps, vont, vont, vont continuer de poser la question : « Qui sont ces gens ? Qui sont ces gens ? » Et, disposant évidemment d’informations précises sur le passé de certains et très-très inquiets, à Washington, de la composante islamiste, du risque de dérapage de ce qu’il adviendrait de tout cela. » Ce témoignage de la journaliste montre que les citoyens et citoyennes en France ont été trompé(e)s quant à la prétendue « Union sacrée » des autres pays avec le nôtre.
     
Henri Guaino : « Bien sûr, c’était un risque. Et même, éventuellement, une menace sur l’avenir. Enfin, on avait le choix entre soutenir ce Conseil National de Transition et ses, tous ceux qui l’entouraient. Forcément, dans ceux qui l’entouraient, puisqu’il y avait toutes les forces hostiles au régime, il y avait aussi des forces plus ou moins menaçantes. Mais ? C’était ça ou Kadhafi. » N’était-ce pas au peuple libyen de décider, monsieur Guaino ?

Françoise Petitdemange


28. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

28.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 27. Les faux démocrates français
contre la démocratie directe libyenne 

 

      Quant à la réaction de Muammar Gaddhafi, la diplomate libyenne, Zohra Mansour, se souvient : « Il a été stupéfait que Sarkozy s’ingère dans ce conflit. » Ahmed Gaddhaf El Dam (conseiller de Muammar Gaddhafi) : « Ils n’ont même pas cherché à dialoguer. Aucun émissaire français n’est venu sur place, en Libye. Il semble qu’il y avait déjà un plan pour se débarrasser de Gaddhafi. »
     
D’ailleurs, des membres de l’UA (Union Africaine), qui voulaient se déplacer, par avion, en France, ont été tout simplement menacés physiquement. Voici ce que monsieur Kofi Yamgnane dévoilera, plus tard, lors d’un entretien : « Lorsqu’un président de la république française interdit – moi, je suis tombé sur mon sur mon sur le dos quand j’ai entendu ça. Vous savez que l’Union Africaine, qui était, à l’époque, présidée par son Excellence le président Obiang (Intervention du questionneur : Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée Équatoriale…) de la Guinée Équatoriale, avait, à propos de la Libye, avait une solution négociée à proposer. Ils ont formé une délégation pour y aller et Sarkozy leur dit : « Je vous interdis de monter dans l’avion parce que si vous passez l’espace, je vous flingue. » [https://www.youtube.com/watch?v=66vakaVFOcg « Libye Sarkozy a menacé de mort les présidents africains qui souhaitaient négocier avec kadhafi »]

     
Muammar Gaddhafi en habit brun, toujours avec sa chéchia noire, s’adresse au président Sarkozy : « La France se prend pour qui ? Elle veut nous attaquer ? Tu penses qu’attaquer la Libye est facile, espèce de crétin ! » Applaudissements et acclamations très importantes dans la salle. « Nous, on va t’attaquer ! Tu veux attaquer ? Essaye pour voir ! » Il faudra une dizaine de jours à la France pour se rendre compte qu’elle n’arrivera pas toute seule à venir à bout du peuple libyen. L’OTAN prendra le relais, dès la fin mars, et bombardera la population civile comme militaire puisqu’il s’agissait, en Libye, d’un peuple en armes.

     
Vue sur les véhicules militaires libyens portant le drapeau vert de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste. Les tanks roulent sur une route traversant le désert. Voix off : « Fou de rage, le dictateur commet l’erreur d’envoyer ses chars contre la ville rebelle de Benghazi. » Fallait-il laisser les prétendus manifestants, les prétendus rebelles attaquer, à main armée, les autorités policières et militaires du pays, les commissariats de police et les casernes ? Que ferait un président de la république, dans le cas où la police et l’armée françaises seraient attaquées ? Rien ?
     
Message de Muammar Gaddhafi à la radio : « C’est bon, l’affaire est réglée ! Nous arrivons ! Pas de pitié ni de clémence pour eux ! » L’attaque, à main armée, contre les autorités libyennes, était un crime de haute trahison passible de la peine de mort.

 

Françoise Petitdemange

29. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

29.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 28. Une bande de criminel(le)s
en goguette… juste avant de répandre le sang

 

      Voix off : « Sans le savoir, il donne un coup de pouce décisif au président qui, en moins de dix jours, parvient à réunir une coalition internationale et à obtenir une résolution de l’ONU. » Un pays, n’a-t-il pas le droit de se défendre contre des traîtres exilés qui n’ont pas contribué au développement de leur pays natal ? contre des hordes armées qui attaquent l'armée et la police du peuple ? Vue sur la coalition et les drapeaux : François Fillon, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Ban Ki-moon, David Cameron, Angela Merkel, Hillary Clinton, etc. La rébellion était presque éteinte. Mais le président français allait mettre les autres chefs d’États devant le fait accompli. Le jour même du prétendu « Sommet de Paris pour le soutien au peuple libyen - Samedi 19 mars 2011 »... Sur la photo-souvenir... ces hommes et femmes politiques rient entre eux : Merkel fait signe à Cameron de regarder l'objectif ; Clinton tourne carrément le dos à l’objectif. Ils-elles seront, durant ces sept mois à venir, les criminel(le)s du peuple libyen, les destructeur(rices) de la démocratie libyenne, et les assassins du Guide révolutionnaire Muammar Gaddhafi…  Voix off : « Le 19 mars, à l’instant même où ses alliés se réunissent à l’Élysée, le président leur apprend que deux Rafale viennent de tirer leurs premiers missiles sur les troupes du dictateur. C’est le début de huit mois de guerre. » Bien évidemment, ce ne sont pas « les troupes du dictateur », mais l’armée et la police du peuple qui défendent l’« indépendance nationale » contre des groupes armés.

 

Françoise Petitdemange


30. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

30.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 29. Sarkozy, avec sa « guerre obsessionnelle »,
devenu « le dictateur » à la Charlie Chaplin,
non pas dans la fiction mais dans la réalité

 

      Car ce n’est pas du cinéma. Bruno Jeudy (journaliste au Figaro) fournit quelques indications surprenantes : « J’ai un souvenir assez précis, à titre personnel, puisque Nicolas Sarkozy me reçoit juste après la décision d’envoyer l’aviation au-dessus de Benghazi, hein. Je crois qu’Hillary Clinton, elle, parle d’une guerre obsessionnelle : « la guerre de Sarkozy » ; je crois qu’elle dit même, elle emploie ce mot-là, et c’est vrai qu’il y a ce côté-là, il est complètement habité par ça : il fait installer une carte dans son bureau. Il a la carte de la Libye ; il la connaît par cœur ; il a un point précis en permanence par son chef d’état-major. »
     
Jean-David Lévitte fait cette remarque : « Lui intervenait ; il commentait les cartes et, en effet, le président Sarkozy trouvait toujours des petits points de progrès puisque les couleurs étaient différentes. Il connaissait absolument par cœur chaque petit village, heu, tenu par les uns ou par les autres. » Cette guerre ne visait pas seulement « des points stratégiques » mais le peuple libyen lui-même jusque dans chaque « petit village ».

Françoise Petitdemange


31. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

31.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

5 - 30. Par qui a donc été financée la campagne présidentielle
de Nicolas Sarkozy, en 2007 ?

 

      Voix off : « Retranché dans sa capitale, le dictateur résiste mieux que prévu à la guerre du président. De son arsenal, il dégaine même une arme nouvelle. »
      Dans sa tente, Muammar Gaddhafi parle à un homme - un journaliste ? - qui prend des notes : « Je suis vraiment en colère. C’est moi qui ai aidé Sarkozy à prendre le pouvoir. Je lui ai donné l’argent avant qu’il ne devienne président. Il est venu ici, il m’a rendu visite sous ma tente quand il était ministre de l’intérieur et m’a demandé de l’aide. Selon moi, il a un problème mental. »
     
Ahmed Gaddhaf El Dam (conseiller de Muammar Gaddhafi) : « Gaddhafi disait la pure vérité. Il a dit ce qu’il avait à dire, et c’est tout. C’était plutôt un reproche, il ne pensait pas dévoiler un grand secret, à ce moment-là. On t’a aidé à arriver à l’Élysée et toi, tu fais une chose pareille ? »
      Henri Guaino, lui, ne manque pas de… comparaison hasardeuse : « C’est un peu comme si Hitler, dans son bunker, avait accusé Churchill de de d’avoir utilisé l’argent des nazis pour financer ses campagnes électorales, enfin. Enfin, c’est, c’est, s’imaginer… je crois qu’il n’a jamais imaginé qu’on puisse donner le moindre crédit à ce genre de paroles. » Vous vous trompez, monsieur Guaino. Il vaut mieux se fier à la parole de Muammar Gaddhafi, Guide révolutionnaire dans un pays où le peuple se gouverne lui-même, qu’à un président de la république française qui n’a cessé de mentir au peuple français durant tout son quinquennat. Les hommes et femmes politiques français(es) accusent toujours les Arabes et les Africains de mensonge, projetant ainsi, sur les autres, leur propre comportement.


Françoise Petitdemange