27 avril 2015

24. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

24.
DE LA PAIX À LA GUERRE…
CONTRE LE PEUPLE LIBYEN


5 - 23. Une “destitution” de type colonial
pour évincer le peuple libyen

 

       Voix off : « Calculs et convictions, sans doute, se mêlent. Début mars, le président fait planifier une action militaire. Seul ou presque, parmi les dirigeants occidentaux. Car nul ne sait comment intervenir dans une situation de plus en plus chaotique. Par qui remplacer le dictateur ? » Un groupe brandit le drapeau du roi Idriss 1er. Parmi ce groupe, se trouvent des jeunes, qui font le V de la victoire. Mais que savent-ils de l’époque de la monarchie ? Certains d'entre eux n’étaient pas nés. En 2011, les Libyens, en grande majorité, n’étaient pas pour la contre-révolution, pour le retour de ce drapeau souillé par la collaboration avec l'occupant, pour le départ de Libye du Guide révolutionnaire… Il est plus facile, idéologiquement, pour les hommes et femmes politiques des pays capitalistes, de parler du remplacement de ce qu'ils-elles appellent un « dictateur », que de parler du remplacement d'un Guide révolutionnaire. Il est plus facile, aussi, pour ces mêmes hommes et femmes politiques des pays capitalistes, de parler du remplacement des autres dirigeants que de leur propre remplacement... Muammar Gaddhafi, qui était Guide révolutionnaire historiquement, était, par ce fait même de l’histoire, irremplaçable. Il s’agit, en 2011, d’un coup d’État contre-révolutionnaire sanglant fomenté par Nicolas Sarkozy, par vengeance personnelle contre Muammar Gaddhafi, mais aussi pour arracher le pouvoir au peuple libyen, pour détruire la démocratie directe.

 

Françoise Petitdemange


25. DE LA PAIX A LA GUERRE... CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

25.
DE LA PAIX À LA GUERRE…

CONTRE LE PEUPLE LIBYEN


5 - 24. Polichinelle, l’agent israélien

 

      Voix off : « Et voilà que le 5 mars, le président reçoit l’appel providentiel d’un donneur de leçons du Café de Flore qu’il vitupérait en 2007. Bernard-Henri Lévy, le philosophe médiatique se trouve à Benghazi, fief de l’insurrection, auprès des chefs des rebelles ».
      Le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Lévitte rapporte les propos de Bernard-Henri Lévy lors d’une conversation téléphonique avec le président Sarkozy : « Je suis avec les nouveaux dirigeants du Conseil National de Transition qui vient de se créer. » Et puis Bernard-Henri Lévy dit la suite : « Accepteriez-vous, et puis, accepterais-tu - on est vite repassés au tutoiement d’autrefois - de les recevoir. Il m’a répondu : « Oui, naturellement. ». »
      Mais… quel mandat de représentant du peuple français, quelle fonction gouvernementale avait ce BHL pour mettre en place son projet libyen et forcer amicalement la main du président ? Quel mandat de représentant du peuple libyen avait-il pour prendre les commandes du pays, via une poignée d’opposants et de parvenus ? Le président français, lui, va s’empresser de recevoir des personnes non mandatées par le peuple libyen.



Françoise Petitdemange