18.
DE LA PAIX À LA GUERRE...
CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 

4 - 17. Après la secrétaire d’État, le ministre…

 

      Le député Arnaud Montebourg s’exprime à la tribune de l’Assemblée nationale, avec, derrière lui, François Hollande et Jean-Marc Ayrault, et, devant lui, des gradins plus qu’à moitié vides… Il apostrophe, dans cette Assemblée nationale quelque peu déserte, le ministre des Affaires étrangères et européennes : « Cette visite tourne à la farce tragi-comique. Que des relations diplomatiques normales soient établies avec la Libye, cela se conçoit. Mais que la France fasse le cadeau d’une réhabilitation à grands frais, c’est une maladresse qui nous coûtera. Monsieur le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, jusqu’où irez-vous dans la négation de vous-même ? » L’homme du perchoir : « La parole est à monsieur le ministre des Affaires étrangères et européennes. » Vue sur Rama Yade faisant la trogne. Voix off : « Jusqu’à présent, le chef de la diplomatie, caution humanitaire du président, s’était prudemment tenu à l’écart de la visite controversée. » Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, va lui répondre en faisant un virage à 180 degrés : « Vous avez cité un certain nombre des prises de position de monsieur Kadhafi, sachez que je les réprouve. Lorsqu’il a parlé des droits de l’homme, ici, c’est-à-dire des droits de l’homme dans notre pays, en Europe, c’était assez pitoyable. » Plus tard, l’homme-girouette, Bernard Kouchner, se sentira obligé d’en rajouter  : « Voilà, je dis : « C’est pitoyable ». Oui, c’est pitoyable. Voilà. C’est ce que je pense. Mais je n’avais pas changé lorsque Nicolas Sarkozy m’a proposé d’être ministre des Affaires étrangères, il savait très bien à qui il demandait. Je sentais bien que tout ça l’avait agacé et que, bien sûr… »

 

Françoise Petitdemange