17.
DE LA PAIX À LA GUERRE...
CONTRE LE PEUPLE LIBYEN

 
4 - 16. Les droits de l’homme, en France, heu…

 

      Muammar Gaddhafi arrive au milieu d’un groupe de personnes. Puis il lève les bras, souriant, face à une salle bondée qui brandit des portraits de lui. Voix off : « Face à la multiplication des critiques, le susceptible dictateur riposte en organisant à l’UNESCO un meeting à sa gloire. » Le « susceptible dictateur » ne riposte rien du tout. Muammar Gaddhafi évoque à l’Unesco la vieille scie utilisée, contre lui, depuis des décennies : « les droits de l’homme »« Ils font de la surenchère sur les droits de l’homme. Les droits de l’homme ! Mais comment osent-ils ? Avant de parler des droits de l’homme dans vos pays, il faudrait encore que les immigrés bénéficient chez vous de ces droits ! » Même si cela ne plaît pas à tout le monde, il est applaudi. Muammar Gaddhafi a tout à fait raison de renvoyer la question sur les pays qui n’ont cessé d’accuser la Libye d’être un État terroriste. Ahmed Gaddhaf  El Dam (conseiller de Muammar Gaddhafi) : « Nous n’avions prévenu personne de cette initiative. Et je peux vous dire que les Français qui organisaient la visite ont été très vexés par le discours de Frère Muammar. » Donc, ce sont des Français - et non le « susceptible dictateur » - qui ont organisé la visite à l’UNESCO. Sauf à être de mauvaise foi… Muammar Gaddhafi, n’avait-il pas raison de renvoyer, sur ceux et celles qui le critiquent, le non respect des droits de l’homme à l’égard des immigrés vivant en France ?

 

Françoise Petitdemange