12.
DE LA PAIX À LA GUERRE...
CONTRE LE PEUPLE LIBYEN


4 - 11. Muammar Gaddhafi
et la délégation libyenne en France

 

      Vue sur une vaste salle avec des sièges occupés, disposés en cercle : EU Africa Summit. Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner sont présents. Voix off : « Cinq mois plus tard, en décembre. La femme du président est finalement partie. Le dictateur arrive. La veille de sa venue, les deux hommes se croisent à Lisbonne dans le cadre d’un sommet international. » Muammar Gaddhafi, vêtu de son habit traditionnel brun, et la tête couverte de sa chéchia noire, apparaît et serre la main d’un dirigeant africain. Puis, Nicolas Sarkozy s’avance vers le Guide, déjà installé, et lui serre la main : « Bonjour Monsieur Kadhafi. Je suis très heureux de vous recevoir en visite à Paris. » Un militaire s’approche du Guide pour lui faire la traduction ; celui-ci sourit sans répondre.
     
Voix off : « Mais le président va recevoir un dictateur resté fidèle à lui-même. Il vient de faire scandale en déclarant à un journal portugais » : « Il est normal que les faibles aient recours au terrorisme. » Lors de ce sommet de Lisbonne, 8 décembre 2007, Nicolas Sarkozy se montre très conciliant : « Permettez-moi de dire qu’il y a moins de problème à recevoir le président Kadhafi dont les services collaborent avec les services occidentaux dans la lutte contre le terrorisme, dont les infirmières ont été libérées dans un avion de la « République Française ». Pour le reste, il a sa personnalité, son tempérament ; c’est pas moi qui vais les juger. »

     
« 10 décembre 2007. » Voix off : « Au petit matin, ce lundi, on déroule le tapis rouge, par rouleaux entiers. Dans la cour d’honneur de l’Élysée, et en face, dans les jardins d’une annexe du Palais. Première dans les annales du protocole, on y a dressé une vaste tente bédouine. » Ahmed Gaddhaf  El Dam (conseiller de Muammar Gaddhafi) : « Oh, ils ont accepté toutes nos demandes. Le message de Gaddhafi pour sa première visite en Occident, après une longue période de rupture, c’était… « Ce n’est pas parce que je me rends en Europe que je change. ». » Voilà qui rappelle une fidélité du Guide révolutionnaire à ses convictions.

Françoise Petitdemange